Qu elle vie sans toi?  posté le samedi 06 mai 2006 10:21

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Je vivrais avec tes souvenirs et les miens  posté le samedi 06 mai 2006 10:22

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Si tu pouvait etre la.  posté le samedi 06 mai 2006 10:24

J aimerais tellement pouvoir te prendre dans mes bras.Et te dire combien je t aime et combien tu es precieuse pour moi.
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Ma princesse  posté le dimanche 07 mai 2006 02:01

Je t aime tellement mon amour tu es si belle si merveilleuse.

JE T AIME JE T AIME JE T AIME

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Qu est ce que le neuroblatome?  posté le dimanche 07 mai 2006 12:52

COMPRENDRE

LE NEUROBLASTOME

Guide à l’usage des parents et des familles

Copyright © FNCLCC 2000

Fédération Nationale des Centres de Lutte Contre le Cancer (FNCLCC)

101, rue de Tolbiac 75013 Paris

Tél : 01 44 23 04 62 - Fax : 01 44 23 04 17

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Comprendre le neuroblastome . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2

LE NEUROBLASTOME. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5

1.1 Qu’est-ce que le neuroblastome ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5

1.2 Qu’est-ce qu’un cancer ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5

1.3 Le neuroblastome est-il un cancer fréquent ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5

1.4 D’où vient le neuroblastome ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6

1.5 Quelles sont les causes du neuroblastome ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6

LE DIAGNOSTIC : Comment savoir si c’est un neuroblastome ?. . . . . . . . . . . . . . . . 8

2.1 Le bilan : quels sont les examens pratiqués pour établir un diagnostic ? 8

2.1.1 L’examen clinique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9

2.1.2 Les examens radiologiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9

2.1.2.1 L’échographie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10

2.1.2.2 Le scanner . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10

2.1.2.3 La scintigraphie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11

2.1.2.4 L’IRM (Imagerie par Résonance Magnétique) . . . . . . . . . . . . . . . 11

2.1.3 Les examens par prélèvements (urines, sang) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11

2.1.3.1 L’examen des urines . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11

2.1.3.2 L’examen de sang . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12

2.1.3.3 L’examen des cellules de neuroblastome :

l’examen anatomo-cyto-pathologique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12

2.2 Les différents types de neuroblastomes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13

2.2.1 Comment sont classés les neuroblastomes ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13

TRAITEMENTS : Quels sont les moyens pour lutter contre un neuroblastome ? . . 15

3.1 Quels sont les différents traitements possibles ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15

3.1.1 La chirurgie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15

3.1.2 La radiothérapie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16

3.1.3 La chimiothérapie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16

3.2 Selon quels critères choisit-on les différents traitements ? . . . . . . . . . . . . 17

3.2.1 Si l’enfant a plus d’un an . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18

3.2.1.1 Si c’est un neuroblastome localisé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18

3.2.1.2 Si c’est un neuroblastome disséminé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18

3.2.2 Si l’enfant a moins d’un an . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19

3.2.2.1 Si c’est un neuroblastome localisé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19

3.2.2.2 Si c’est un neuroblastome disséminé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20

3.2.2.3 Si c’est un neuroblastome en sablier . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21

3.3 Est-il possible de dépister un neuroblastome ?. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21

LES RÉSULTATS : Quelles sont les chances de guérison ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23

LA SURVEILLANCE : Les traitements sont terminés, que faut-il faire ? . . . . . . . . 24

5.1 Neuroblastome localisé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24

5.2 Neuroblastome disséminé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24

GLOSSAIRE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25

 

Le Neuroblastome

1.1 Qu’est-ce que le neuroblastome ?

Le neuroblastome est un cancer*. Il est découvert le plus

souvent chez l’enfant avant l’âge de 6 ans.

1.2 Qu’est-ce qu’un cancer ?

Le cancer est une maladie de la cellule*. La cellule est l’unité

de base de la vie. Il existe dans le corps plus de deux cents

types de cellules différentes (cellule musculaire, cellule de la

peau, cellule du sang, cellule des os, cellule nerveuse, etc.).

Chacune a un rôle précis. C’est grâce à la reproduction

des cellules normales que le corps humain peut grandir

jusqu’à l’âge adulte, que les cellules mortes sont

remplacées et que les blessures guérissent. Cette multiplication

est alors normale et indispensable à la vie. Une

cellule cancéreuse provient d’une cellule normale qui a

subi d’importantes modifications. Ces modifications

sont progressives : il faut une accumulation de plusieurs

modifications avant qu’une cellule devienne cancéreuse.

Les cellules cancéreuses se multiplient de manière

désordonnée au point de former une masse. Cette masse

est appelée "tumeur*". Les cellules cancéreuses peuvent

également envahir et détruire les tissus sains avoisinants

et empêcher leur fonctionnement normal.

Il arrive que les cellules cancéreuses se détachent de

la tumeur originale (dite "tumeur primitive") et se

propagent par les vaisseaux sanguins ou lymphatiques

vers d’autres parties du corps et y former une autre

tumeur, dite "tumeur secondaire" ou métastase*. Les

cellules de neuroblastome peuvent s’installer notamment

dans les os ou dans la moelle osseuse*. On parle alors de

neuroblastome métastatique ou disséminé.

1.3 Le neuroblastome est-il un cancer fréquent ?

Le neuroblastome est un cancer rare : 130 à 150 cas sont

diagnostiqués chaque année en France.

1

5

1

Chez les enfants de moins de 6 ans, le neuroblastome reste

néanmoins le cancer le plus fréquent. Il est bien connu des centres

spécialisés dans la prise en charge des cancers de l’enfant.

1.4 D’où vient le neuroblastome ?

L’enfant se développe à partir d’une seule cellule (qui est la

réunion d’un spermatozoïde et d’un ovule). Cette cellule va

se diviser pour en donner deux, puis quatre, puis huit, etc.

A force de se diviser et de se spécialiser, ces cellules vont

former un organisme constitué de milliards de cellules. Des

cellules vont s’assembler et composeront des tissus*.

Certains de ces tissus formeront des organes comme les os,

le coeur, les poumons, les muscles, la peau ; d’autres encore

constitueront ce qu’on appelle le système nerveux (le cerveau,

la moelle épinière* et les nerfs). Une partie du système nerveux

dirige certaines fonctions automatiques. On parle du système

nerveux autonome*.

Ce système nerveux autonome est

composé en partie d’un système

nerveux appelé "sympathique". Sans

que l’on sache encore très bien

pourquoi, il arrive qu’une cellule du

système nerveux sympathique devienne

anormale : elle se divise alors sans

aucun contrôle et finit par former une

tumeur appelée neuroblastome. Il est

important de comprendre que le neuroblastome

n’est pas une maladie unique

avec une cause unique et un traitement

unique. Il y a plusieurs formes de neuroblastomes

qui ont chacune leurs traitements

spécifiques. Le schéma ci-contre

montre la localisation du système nerveux

sympathique. Les neuroblastome

se développent au niveau de ce système

nerveux. C’est la raison pour laquelle les

neuroblastomes se trouvent le plus

souvent au niveau du ventre (sur une

glande* située au-dessus du rein : la

glande surrénale, ou de chaque côté de

la colonne vertébrale). Parfois, ils

apparaissent au niveau du thorax* et,

plus rarement, au niveau du cou.

Les cellules

de neuroblastome

30 % au niveau du thorax

50 % au niveau du ventre

10 % au niveau du pelvis

SYSTÈME NERVEUX SYMPATIQUE

LOCALISATIONS DES NEUROBLASTOMES

6

GANGLION

NERVEUX

SYMPATHIQUE

REIN

GLANDE

SURRÉNALE

10 % au niveau du cou

1.5 Quelles sont les causes du neuroblastome ?

On ne connaît pas actuellement les facteurs à l’origine du

développement d’un neuroblastome.

Aucun facteur ne semble lié à l’environnement (boisson,

alimentation, pollution, tabac) ou à la manière dont vivent

la famille et l’enfant. Il n’y a pas non plus de cause

infectieuse. Le neuroblastome n’est pas contagieux. Il ne

présente pas de facteur héréditaire puisque les familles dans

lesquelles on retrouve plus d’un cas de neuroblastome sont

extrêmement rares.

En revanche, nous savons qu’un neuroblastome présente

des anomalies dans le centre de la cellule (appelé "noyau"

de la cellule).

Ce noyau contient des petits bâtonnets que l’on

appelle les chromosomes*. Dans toutes les cellules

de l’homme, on retrouve toujours le même

nombre de chromosomes : 46. Chacun porte un

numéro. Ces chromosomes sont très importants :

chacun contient un très grand nombre de gènes*

qui servent à faire fonctionner normalement la

cellule. Il arrive que les chromosomes présentent

des anomalies qui atteignent certains gènes. Le

programme de fonctionnement est alors déréglé et la cellule

va se comporter de façon anormale.

Dans le noyau d’une cellule d’un neuroblastome, il arrive

qu’il y ait beaucoup trop de chromosomes. Parfois il peut

manquer un petit bout du chromosome 1. Parfois, il existe

un bout en plus sur le chromosome 17. Parfois encore, on

retrouve un gène qui se trouve sur le chromosome 2 copié à

plusieurs exemplaires et que l’on appelle gène MYCN*. Mais

nous ne connaissons pas encore les

raisons pour lesquelles ces anomalies

génétiques apparaissent.

Le bout en plus du chromosome 17,

le bout en moins du chromosome 1 et

les copies du gène MYCN sur le chromosome

2 favorisent la multiplication des

cellules de neuroblastome.

46 chromosomes

Gène MYCN amplifié

au niveau du noyau

7

Le Diagnostic

8

2

Cette partie du document doit vous permettre de repérer les étapes

nécessaires au diagnostic* du neuroblastome et de mieux comprendre

les différents examens et consultations que le médecin peut proposer.

Le diagnostic est la démarche qui permet de reconnaître la maladie

dont votre enfant souffre, de savoir si c’est un cancer ou non. Si c’est

un cancer, le médecin doit déterminer de quel type de cancer il s’agit,

quelle en est sa gravité. Le médecin a donc besoin d'informations

complètes avant de proposer un traitement.

Le diagnostic permet d’identifier la maladie à l’origine des

signes* ou des symptômes* que présente l’enfant. Toutefois,

les signes et les symptômes qui amènent les parents à

consulter leur médecin ne sont pas toujours particuliers au

neuroblastome et peuvent faire penser à d’autres maladies.

En effet, il s’agit généralement de maux de ventre, de

douleurs dans les jambes ou au niveau des articulations, de

fatigue ou de fièvre. Parfois, la présence d’un hématome

apparu autour des deux yeux oriente le médecin vers

un diagnostic de neuroblastome. Dès que l’on suspecte

fortement un neuroblastome, votre enfant est confié à une

équipe spécialisée qui va procéder à un bilan*.

Le délai entre la découverte de quelque chose d'anormal et

le début d'un traitement peut sembler très long. Ce délai est

indispensable afin de réaliser un ensemble d’examens. Les

informations obtenues vont permettre d’établir un

diagnostic exact et précis. Celui-ci permet d’élaborer ensuite

un programme, c'est-à-dire de proposer le meilleur traitement

adapté à l’enfant ainsi qu’à sa maladie et la meilleure

façon de le réaliser.

2.1 Le bilan : quels sont les examens pratiqués

pour établir un diagnostic ?

2.1.1 L’EXAMEN CLINIQUE

Le médecin interroge les parents sur la santé de l’enfant

Comment savoir si c’est un neuroblastome ?

2

depuis sa naissance (maladies, accidents, etc.), ce qu’on

appelle les antécédents.

Le médecin interroge les parents et l’enfant pour connaître

l’histoire de la maladie, leur demande la façon dont les

signes* et les symptômes* sont apparus.

Ensuite, le médecin examine l’enfant afin de rechercher

d’éventuels signes anormaux : boule, hématome, endroit

douloureux, difficulté à bouger les membres, etc.

L’examen clinique permet de voir quels sont les autres

examens à réaliser.

Généralement, le bilan comprend : des examens par prélèvements* (sang, urines), différents examens radiologiques* qui ont pour but de

bien situer la tumeur, ses limites et sa taille (scintigraphie*,

échographie* et/ou scanner* et/ou IRM*), des examens au microscope que l’on appelle examens

anatomo-pathologiques* : un fragment de la tumeur* et un

peu de moelle des os* sont observés au microscope. Ce

sont ces examens qui permettent de découvrir exactement

de quel type de tumeur il s’agit.

2.1.2 LES EXAMENS RADIOLOGIQUES

Les examens radiologiques et scintigraphiques ont pour

but de localiser la tumeur et de voir si elle s’est propagée à

d’autres parties du corps.

Les examens radiologiques et scintigraphiques montrent

des images de l’intérieur du corps. Ces examens sont

importants car grâce aux images obtenues, il est possible de

localiser exactement la tumeur et de déterminer si elle gêne

les organes et/ou les vaisseaux sanguins qui sont à proximité.

Ces examens permettent également de savoir si la tumeur

peut être enlevée totalement par chirurgie. Si ce n’est pas le

cas, les images montrent où il est possible d’effectuer un

prélèvement sur la tumeur afin de l’identifier.

Certains examens peuvent être faits rapidement, comme : une échographie de l’abdomen*, une radiographie* des poumons.

9

10

D’autres examens nécessitent plus de préparation de

l’enfant. Ils demandent plus de temps.

C’est le cas du : scanner ou de l’IRM, de la scintigraphie.

Chez l’enfant de moins d’un an, une radiographie du

squelette entier peut être demandée.

2.1.2.1 L’échographie

L’échographie est un examen réalisé avec une sonde (sorte de

gros crayon) reliée à un écran de télévision et à un ordinateur.

Cette sonde envoie des ultrasons qui permettent de regarder

l’intérieur du corps à travers la peau. Cet examen est identique

à celui qui permet de voir l’enfant dans le ventre de la mère lors

d’une grossesse. Ces ultrasons sont arrêtés par l’air ou par les

os. L’échographie ne permet donc pas de tout voir.

L’enfant est allongé sur un lit. Le médecin radiologue passe

un produit sur la partie du corps de l’enfant à examiner. Ce

produit est un gel qui permet à la sonde de mieux glisser sur

la peau et de faciliter l’observation.

Cet examen n’est pas douloureux. Il nécessite que l’enfant soit à jeun.

Sa durée est d’environ quinze minutes.

2.1.2.2 Le scanner

Le scanner est un gros anneau relié à un ordinateur

qui permet d’examiner avec précision

certaines parties du corps de l’enfant grâce à

des rayons X : le thorax*, le ventre ou le crâne

par exemple.

L’enfant est installé sur un lit mobile qui se

déplace lentement à l’intérieur de l’anneau. Le

manipulateur est placé derrière une vitre

et explique à l’enfant ce qui se passe. Une

injection est faite au cours de l’examen.

Elle permet de mieux voir les vaisseaux sanguins. Au fur et à

mesure que le lit de l’enfant passe dans l’anneau, des photos

sont prises : elles apparaissent petit à petit sur l’écran.

Cet examen nécessite une piqûre mais n’est pas douloureux par la suite.

L’enfant doit être à jeun. Sa durée est d’environ une demi-heure.

Scanner

Scintigraphie

ou mIBG

2.1.2.3 La scintigraphie

La scintigraphie permet de voir où

s’accumule un produit radioactif. Pour le

neuroblastome, le produit est la mIBG.

L’enfant est allongé sur un lit. Le produit lui

est injecté par piqûre. Grâce à une caméra

spéciale (gamma caméra), l’appareil qui se déplace autour

de l’enfant obtient des images des zones où le produit s’est

accumulé.

Cet examen nécessite une piqûre mais n’est pas douloureux par la

suite. Sa durée varie de quinze minutes à une heure, parfois plus. Il

faut pouvoir rester immobile.

2.1.2.4 L’IRM (Imagerie par Résonance Magnétique)

L’appareil qui permet de réaliser une IRM est une sorte

de tunnel relié à un ordinateur. L’IRM utilise un champ

magnétique. Elle permet d’observer avec précision le crâne, le

thorax* ou l’abdomen*. Un manipulateur installe l’enfant sur

un lit mobile. Il lui place sur la tête une sorte de casque de

cosmonaute qui enregistre le signal émis par le corps. Le lit

va se positionner lentement à l’intérieur du tunnel. Pendant

tout l’examen, il est recommandé de ne pas bouger car les

images seraient très floues. Comme pour le scanner, il

ne faut pas s’impatienter : l’ordinateur met du temps à

afficher les images qui ont été prises. La machine fait

du bruit comme un marteau piqueur, mais l’enfant peut

écouter de la musique avec un casque.

Cet examen nécessite une piqûre mais n’est pas douloureux par la

suite. Sa durée varie entre une demi-heure et trois quarts d’heure.

L’enfant doit rester immobile. Pour cela, un médicament donné

avant l’examen permet de le calmer.

2.1.3 LES EXAMENS PAR PRÉLÈVEMENTS (URINES, SANG)

2.1.3.1 L’examen des urines

Les catécholamines sont des substances que l’on trouve

normalement à des taux très faibles dans l’organisme. Dans

la majorité des neuroblastomes, la production de ces

catécholamines augmente fortement. Elles sont éliminées

11

12

par les urines de l’enfant. L’analyse des urines permet donc

de déterminer si le taux de catécholamines est trop élevé. Si

c’est le cas, on peut fortement soupçonner que la tumeur

est un neuroblastome. Trois types de catécholamines sont

dosés : l’acide homovanilique (HVA), l’acide vanylmandilique

(VMA) et la Dopamine. L’analyse de ces

substances dans les urines nécessite de recueillir les urines

de l’enfant durant vingt-quatre heures.

2.1.3.2 L’examen de sang

Les prises de sang permettent seulement de juger de la

façon dont les organes de l’enfant fonctionnent (le foie et

le rein en particulier). Rien dans le sang ne permet de

diagnostiquer un neuroblastome.

2.1.3.3 L’examen des cellules de neuroblastome :

l’examen anatomo-cyto-pathologique.

L’examen anatomo-cyto-pathologique* est indispensable car

c’est le seul qui garantit le diagnostic, autrement dit, qui

permet d’identifier la tumeur avec exactitude.

Qu’est-ce qui est nécessaire à cet examen ?

En vue de l’examen, un échantillon de la tumeur* est prélevé

par le radiologue ou par le chirurgien. Ce prélèvement se fait

habituellement sous anesthésie générale* (l’enfant est

complètement endormi).

On procède en même temps à des prélèvements dans la

moelle osseuse (organe qui fabrique le sang). Ce sont des

biopsies ostéo-médullaires* et des myélogrammes*. Les experts

internationaux se sont mis d’accord pour effectuer au

minimum deux biopsies ostéo-médullaires et quatre

myélogrammes.

Que fait le médecin chargé des examens anatomo-pathologiques ?

L’examen anatomo-pathologique, souvent abrégé en "anapath",

consiste à analyser au microscope un échantillon de la tumeur.

L’addition de certains produits colore les cellules* cancéreuses

qui sont ainsi repérables au microscope.

Cet examen est effectué par un médecin anatomo-pathologiste.

Le médecin anatomo-pathologiste confie des

échantillons au biologiste pour étudier les anomalies

de l’ADN (constituant essentiel des chromosomes*

de la cellule) des cellules cancéreuses. Il examine

notamment les anomalies du gène MYCN*. Cela

permet de savoir comment s’attaquer aux cellules et

de choisir ainsi au mieux le traitement.

Le médecin anatomo-pathologiste examine

également les deux biopsies osseuses et les quatre myélogrammes.

Ces examens permettent de savoir si des cellules

cancéreuses se trouvent dans la moelle osseuse. Il faut

savoir qu’on ne traite jamais un enfant lorsqu’on ne fait que

soupçonner un neuroblastome, sauf certaines urgences. Un

traitement ne débute que lorsque le diagnostic de neuroblastome

est confirmé par l’examen anatomo-pathologique

et que le bilan complet a montré si cette tumeur était

localisée ou si des métastases* existaient.

Ces examens font partie des méthodes reconnues par

l’ensemble des experts. Ce sont des standards*.

2.2 Les différents types de neuroblastome

Les travaux de recherche permettent actuellement de

distinguer trois neuroblastomes différents : une maladie qui peut guérir toute seule ou avec un

traitement très léger, une maladie souvent guérissable avec un traitement adapté, une troisième maladie très agressive plus difficile à guérir

et qui nécessite un traitement beaucoup plus fort.

L'âge de l'enfant lors du diagnostic (soit inférieur à un

an, soit égal ou supérieur à un an), le caractère localisé

ou disséminé et les anomalies du gène MYCN, suffisent

actuellement pour choisir le traitement le plus adapté en

fonction du neuroblastome.

2.2.1 COMMENT SONT CLASSÉS LES NEUROBLASTOMES ?

Différentes classifications des neuroblastomes ont été

établies, variables selon les pays. Ces classifications ont

13

Examen

de la tumeur

au microscope

14

pour but de distinguer les différents types de neuroblastomes,

afin d’adapter le traitement. En 1993, des spécialistes européens

et américains ont décidé de proposer une classification

internationale qui doit permettre de comparer les

résultats des différents traitements. Cette classification

porte le nom d’International Neuroblastoma Staging

System (INSS*). La classification TNM renseigne sur la taille

de la tumeur (T), le nombre de ganglions* atteints (N : en

anglais ganglion se dit "Node") et enfin, sur la présence ou

non de métastases* (M). Les classifications TNM et l'INSS

sont les deux classifications utilisées en Europe.

Quelle que soit la classification employée, l’important est de

savoir si la tumeur est métastatique (disséminée) ou non : si les cellules sont restées à l’intérieur de la tumeur primitive

et ne sont pas allées vers d’autres organes ou d’autres

régions du corps, on parle de neuroblastome localisé ; si certaines cellules ont quitté la tumeur, on parle de

neuroblastome disséminé.

Les neuroblastomes disséminés ou métastatiques correspondent

aux neuroblastomes dont certaines cellules ont quitté la

tumeur. Les cellules ont envahi d’autres organes ou régions

du corps notamment la moelle osseuse* et les os. C’est le cas

pour cinq enfants sur dix lorsque le neuroblastome est

découvert après l’âge d’un an. Cette dissémination n’est

pas due à un retard de diagnostic, mais aux caractéristiques

spécifiques de certains neuroblastomes.

EN RÉSUMÉ

Le neuroblastome est un cancer de l’enfant qui se

développe généralement avant 6 ans.

C’est un cancer qui doit être pris en charge dans des

centres spécialisés dans les traitements des cancers de

l’enfant. Dès lors que l’on soupçonne un neuroblastome,

des examens doivent être réalisés. Ce sont : une analyse des urines, des examens radiologiques (échographie abdominale,

scanner, scintigraphie ou IRM), un examen de la tumeur et de la moelle osseuse, un examen du noyau des cellules pour étudier ses

anomalies et le gène MYCN en particulier.

On peut alors identifier le type de neuroblastome et

adapter le traitement.

Différents traitements sont possibles pour soigner

un enfant qui présente un neuroblastome. Chacun de ces

traitements est bien connu par les centres spécialisés

des cancers de l’enfant. Afin de déterminer le traitement

adapté, efficace et présentant le moins de risques pour

l’enfant, plusieurs spécialistes (médecin radiologue,

chirurgien, radiothérapeute, pédiatre cancérologue)

se concertent. La décision est donc multidisciplinaire.

La coordination entre chacun est essentielle pour assurer à

l’enfant les meilleures chances de guérison. C’est le pédiatre

cancérologue qui organise cette coordination.

3.1 Quels sont les différents traitements possibles ?

Il n’existe pas de traitement universel. Les traitements sont

proposés dans le cadre de la recherche scientifique. C’est la

seule voie connue pour soigner au mieux les enfants. Les

études scientifiques ont déterminé les meilleurs traitements

pour chaque type de neuroblastome en fonction de l’âge

de l’enfant. Les protocoles, qui décrivent de façon précise

les conditions et le déroulement du traitement, sont

nationaux et parfois internationaux.

On distingue deux types de traitements possibles : les traitements loco-régionaux : la tumeur* est enlevée ou

détruite directement à l’endroit où elle se trouve. Les traitements

loco-régionaux sont la chirurgie et la radiothérapie* ; les traitements généraux. Ce sont des traitements qui

agissent dans tout l’organisme de l’enfant, à la fois sur

la tumeur et là où peuvent se trouver les métastases*. C’est

le cas de la chimiothérapie*.

3.1.1 LA CHIRURGIE

La chirurgie est une arme importante pour le traitement du

neuroblastome. Le but de ce traitement local est d’enlever

Traitements 3

Quels sont les moyens pour lutter contre

un neuroblastome ?

15

3

16

la tumeur. La chirurgie devra être la plus complète possible,

c’est-à-dire ôter dans la mesure du possible la totalité de la

tumeur, sans prendre de risques vitaux pour l’enfant.

Les différentes images radiologiques (scanner ou IRM*)

obtenues lors du bilan diagnostique* permettent d’évaluer les

risques de la chirurgie.

3.1.2 LA RADIOTHÉRAPIE

Comme la chirurgie, la radiothérapie* est un traitement locorégional

du cancer : elle permet d’éliminer directement

la tumeur à l’endroit où elle se trouve. Cette technique

consiste à utiliser des rayons* (appelés rayons X ou photons)

qui vont atteindre la tumeur, abîmer les

cellules cancéreuses et les rendre incapables

de se diviser. Si les cellules ne peuvent plus se

diviser, elles disparaîtront.

La radiothérapie est utilisée depuis longtemps

pour traiter les cancers. Dans le cas précis

du neuroblastome, les études scientifiques

internationales ont montré l’efficacité de ce

traitement. La décision de faire ou non

une radiothérapie dépend du type et du stade de neuroblastome

ainsi que de l'âge de l’enfant. La radiothérapie

entraîne chez le petit enfant des troubles de croissance et

cette complication joue un rôle dans le choix du traitement.

3.1.3 LA CHIMIOTHÉRAPIE

La chimiothérapie consiste à traiter le cancer* par des

produits chimiques : les médicaments. Ces médicaments

sont appelés médicaments anti-tumoraux (contre la

tumeur) ou anticancéreux (contre le cancer). Ces

médicaments agissent par voie générale, c'est-à-dire qu’ils

ont un effet à la fois sur la tumeur et dans l'ensemble du

corps. Ces médicaments sont introduits dans des veines par

l’intermédiaire d’un tuyau appelé cathéter* ou chambre

implantable selon sa forme. Le but de ces médicaments est

de détruire les cellules cancéreuses quel que soit l’endroit

où elles se trouvent, et d’empêcher leur division, ce qui va

provoquer leur disparition.

Les médicaments de chimiothérapie sont nombreux.

Séance

de radiothérapie

L’action d’un médicament utilisé seul peut ne pas être

suffisante. C’est pourquoi ils sont associés entre eux : cela

permet d’augmenter leur efficacité. Les combinaisons

de plusieurs médicaments de chimiothérapie

composent ce qu’on appelle des protocoles

de chimio-thérapie. Ces protocoles de chimiothérapie

sont particuliers à chaque cancer. Ils

sont établis en fonction de leur efficacité sur le

cancer et de leurs effets toxiques sur l’organisme

(ils peuvent en effet provoquer des effets

secondaires* ou des séquelles*). Les doses de ces

médicaments sont ensuite calculées en fonction

du poids de l’enfant et de sa taille.

Le neuroblastome est une tumeur "chimiosensible",

c’est-à-dire que les chimiothérapies

peuvent la faire diminuer de volume.

Les principaux médicaments utilisés sont : le cyclophosphamide ; la doxorubicine (produit rouge) ; l’étoposide ; les sels de platine ; la vincristine.

Si la chimiothérapie est toxique pour la tumeur, elle entraîne

des effets secondaires tels que des nausées et vomissements,

une alopécie (perte de cheveux temporaire), une

aplasie* et parfois, en fonction des médicaments et doses

administrés, une stérilité définitive.

3.2 Selon quels critères choisit-on les différents

traitements ?

Différents traitements sont possibles pour soigner un

enfant atteint d’un neuroblastome. Le choix de ces

traitements dépend : de l’âge de l’enfant (moins ou plus d’un an) ; du stade de neuroblastome (localisé ou disséminé) ; des anomalies de la cellule du neuroblastome (copies du

gène MYCN* ou non).

17

2

1

3 4

1. Chambre

2. Pansement

post-opératoire

3. Cathéter

sous-cutané

4. Cathéter

intraveineux

Chambre

implantable

et cathéter

18

3.2.1 SI L’ENFANT A PLUS D’UN AN

3.2.1.1 Si c’est un neuroblastome localisé

Le bilan* complet procure des informations sur la possibilité

ou non d’une chirurgie immédiate. Deux cas de figures se

présentent : soit la chirurgie est possible immédiatement,

soit elle ne l’est pas. Si la chirurgie est possible immédiatement (décision

prise par le radiologue, le chirurgien et le pédiatre cancérologue),

l’enfant est opéré.

Lorsque la chirurgie retire la totalité du neuroblastome,

aucun autre traitement n’est envisagé. Seule une surveillance

de l’enfant est ensuite nécessaire.

Toutefois, s’il reste un peu de tumeur ou s’il existe des

ganglions* envahis et que l’analyse a montré qu’il existe des

copies du gène MYCN, une chimiothérapie* est proposée. Si la chirurgie n’est pas possible d’emblée, on procède

à une chimiothérapie préalable.

Oter la tumeur n’est pas toujours possible, notamment

lorsque la tumeur est très grosse ou lorsqu’elle est située

près des gros vaisseaux abdominaux (l’aorte par exemple).

Il arrive également que la tumeur soit placée de telle sorte

que le chirurgien ne puisse intervenir sans danger. Dans un

premier temps, on va donc essayer de diminuer la taille de

la tumeur, ce qui facilitera ensuite le travail du chirurgien.

C’est le rôle de la chimiothérapie de réduire la taille de la

tumeur. Ce n’est que lorsque la taille de la tumeur aura

diminué que le chirurgien pourra opérer.

Après la chirurgie, une autre chimiothérapie peut être à

nouveau proposée :

- si la totalité de la tumeur n’a pu être enlevée ;

- si le type de cellules cancéreuses trouvées par l’analyse

anatomo-pathologique de la tumeur montre

qu’un traitement complémentaire est nécessaire.

3.2.1.2 Si c’est un neuroblastome disséminé

Un neuroblastome disséminé est un neuroblastome métastatique

(on parle de stade 4). Ce neuroblastome s’est

dispersé dans tout le corps et plus particulièrement dans les

os et la moelle osseuse*. Par conséquent, les traitements

proposés sont plus intensifs et plus longs.

Dans ce cas de figure, la chimiothérapie* est une première

étape indispensable. Ce sera donc le premier traitement

proposé. En effet, agissant dans tout l’organisme de

l’enfant, une chimiothérapie va aider à détruire les métastases

du neuroblastome quel que soit l’endroit où elles

se trouvent. Le traitement commence par une phase de

chimiothérapie de plusieurs mois. C’est ce qu’on appelle une

chimiothérapie d’induction. Les médicaments sont associés

entre eux selon des protocoles bien déterminés par les

études scientifiques internationales.

Une chirurgie est ensuite proposée pour enlever les restes

éventuels de la tumeur principale, la tumeur primitive.

Après cela, une chimiothérapie est réalisée de façon intense.

Les médicaments de chimiothérapie sont alors donnés à

très fortes doses.

Cette forte chimiothérapie entraîne une aplasie très importante,

c’est-à-dire un arrêt de la production de sang par la

moelle osseuse. Afin que cette aplasie ne soit pas trop

longue, on prélève, avant la chimiothérapie, des cellules

particulières dans le sang de l’enfant : des cellules souches.

C’est ce qu’on appelle une cytaphérèse*. Ces cellules souches,

issues de la moelle osseuse, servent à fabriquer du

sang. Après la chimiothérapie, ces cellules seront redonnées

à l’enfant. Elles pourront alors venir se loger dans la moelle

osseuse pour fabriquer à nouveau du sang.

Cependant, après la réinjection des cellules souches, un

certain temps est nécessaire pour que le sang se régénère.

Afin d’éviter les infections graves, l’enfant sera isolé

pendant cette période.

3.2.2 SI L’ENFANT A MOINS D’UN AN

Il est important de différencier les enfants de moins d’un an

des autres enfants du fait de leur très jeune âge. En effet,

chez ces très jeunes enfants, les risques liés aux traitements

sont plus importants. Par ailleurs, chez certains d’entre eux,

l’évolution du neuroblastome peut se faire favorablement

sans aucun traitement ou avec un traitement très léger.

3.2.2.1 Si c’est un neuroblastome localisé

Lorsqu’elle est possible, la chirurgie doit être réalisée en tenant

19

20

compte de l'âge de l’enfant. Elle permet dans la majorité

des cas de traiter le cancer et de guérir l’enfant sans autre

traitement. Une chimiothérapie n’est proposée que si la chirurgie

est impossible. La dose des médicaments est ajustée

précisément en fonction du poids et de la taille de l’enfant.

La chimiothérapie permet de diminuer la taille de la tumeur

et d’effectuer ensuite une chirurgie dans de meilleures

conditions. La durée de la chimiothérapie dépend de la

vitesse de diminution de la tumeur.

Les études scientifiques montrent qu’il n’est pas utile de

proposer une radiothérapie.

3.2.2.2 Si c’est un neuroblastome disséminé

Il existe deux stades de neuroblastome disséminé (métastatique)

chez les enfants de moins d’un an : le neuroblastome

stade 4S (qui signifie 4 spécial) et le neuroblastome stade 4.

Il est important de les différencier lors du diagnostic car les

traitements sont différents.

- LE STADE 4S

Cette forme particulière de neuroblastome disséminé

atteint le plus souvent les enfants de moins de six mois.

C’est le foie qui est le plus fréquemment touché par les

métastases du neuroblastome. Il existe deux situations

différentes en fonction des signes et des symptômes que

présente l’enfant : Soit l’enfant a des symptômes ou des signes graves (très

lien permanent



 

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